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Evolution des pratiques et Matériel

Réflexion Concernant la pratique de l'alpinisme, de l'escalade,
du ski-alpinisme ou de tout autre discipline impliquant l'utilisation de matériel de sécurité, qu'il soit classé EPI ou non.

  (Pascal Cavoret le 05-12-2006)

C'est le terrain qui impose à l'homme la nécessité de s'adapter et de créer de nouvelles techniques et de nouveaux outils.

L'enjeu est de taille, car s'il est bon d'évoluer avec son temps, il importe de ne pas se laisser imposer sa manière de faire par des fabricants ou des règlements inadaptés, il en va de nôtre liberté.

De mon point de vue, une idée à défendre : Toute pratique est acceptable si elle respecte autrui.

LE MATERIEL DE SECURITE UNE VÉRIFICATION CONTINUE:

Valable pour les possesseurs de matériel qui en font un usage personnel ou directement sous leur contrôle.

Le cas des clubs et des magasins de location étant sensiblement différent, le matériel « tournant » entre les individus, sans possibilité de contrôle direct.

Il importe de démontrer que l'usage et le professionnalisme implique une vérification permanente et souvent "continue" des éléments de sécurité.

Dans la majeure partie des cas, ce "regard"permanent est efficace et adapté à l'utilisation du matériel, aux disciplines pratiquées, ainsi qu'aux contraintes du terrain.

On peut donc affirmer que cette vigilance permanente est bien plus pointue qu'une vérification ponctuelle et espacée:

La vérification du matériel se fait ainsi à chaque utilisation.

Pourquoi ce type de contrôle est-il possible et dans la plupart des cas, suffisant:

1-des outils simples.

2-un contact direct avec l'outil.

3-un matériel personnel.

1-Le matériel de sécurité : des outils "simples":

Les matériels utilisés sont des outils "simples" où l'usure est facilement détectable.

la plupart du temps, ils sont composés d'assez peu de pièces, la mécanique étant visible, ce qui  fait en partie leur qualité.

2-- un contact direct :

la plupart des outils utilisés lors des activités de montagne sont en contact direct avec le pratiquant.

En effet, le matériel utilisé est manipulé directement par son utilisateur, ce qui implique la détection plus facile d'une usure ou d'un défaut éventuel.

3 -- un matériel personnel :

à partir du moment où le matériel utilisé lors de l'activité est un matériel personnel, l'utilisation ou le prêt sous le contrôle de son propriétaire permet d'apprécier à tout moment son degré "d'usure" et une  mise au rebut éventuelle.

La vérification ponctuelle apparaît donc ici peu utile si ce n'est pour prouver le sérieux du professionnel en cas de mise en cause lors d'un accident.

Il est toujours temps alors de condamner un éventuel abus.

Un cas concret et un peu particulier: la corde:

Solide mais délicate, elle est surveillée en permanence car elle est susceptible à tout moment de subir des dommages:

La corde passe directement dans les mains de l'utilisateur : assurage,  pliage... toute anomalie est ainsi détectée "instantanément".

Sans comparaison : Peut-on comparer le contrôle technique ponctuel que l'on fait subir à aux véhicules automobiles et un test visuel et tactile (non destructif) d'une corde? ( type de contrôle préconisé pour ce type de produit).

Est-il possible de comparer une corde avec un véhicule ayant de nombreux éléments de sécurité invisibles dont l'efficacité effective ne peut  être testée que par des appareils spécifiques?

Il apparaît également quelque peu aberrant d'en fixer la durée de vie moyenne.

Une corde ayant subi de nombreuses chutes mais n'étant pas usée visuellement peut tout à fait être encore utilisée sans risques pour faire de la moulinette.

C’est le cas pour une corde re-coupée également.

Cette notion de « recyclage » doit être acceptée.

Même si elle a vieilli, c'est surtout dans sa capacité d'absorption des chocs. Sa solidité reste tout à fait suffisante pour un rappel ou une moulinette.

Pour une corde en bon état apparent ( pas trop usée), Seuls les UV, le contact avec des produits chimiques ou gras peuvent avoir une incidence grave sur sa résistance…

Dans quels cas ce contrôle continu est plus difficile:

-Gros groupes.

-Utilisation du même  matériel par plusieurs personnes.

-Enchaînement d'activités avec peu ou aucun temps mort.

-Matériel difficilement contrôlable par son  "éloignement"ou son aspect fixe(corde fixe, tyrolienne, relais...).

-Matériel peu ou ponctuellement utilisé dans l'activité. (matériel électronique : radio, A. R. V. A, pharmacie...)

(Ces exemples contribuent à démontrer qu'un contrôle ponctuel et espacé ne résout pas les cas critiques.)

L’ENTRETIEN :

L'entretien découle de l'usage et du contrôle continu :

On peut tenter de classer par ordre de "priorité" les entretiens à réaliser sur les éléments de sécurité utilisés lors des activités de montagne.

Exemple :

- Entretien obligatoire de sécurité :

Contrôle de fonctionnement des appareils électroniques : A. R. V. A, G. P. S., altimètre, radio… Lubrification des coinceurs et des axes des mousquetons…

- Entretien obligatoire de confort :

Affûtage des broches à glace, piles de la frontale…

-Entretien recommandé (durée de vie):

Lavage d'une corde sale…

EVIDENCES ?

-Les techniques d'alpinisme sont issues de son histoire et y sont intimement liées,

de tous temps l'homme à cherché à aller plus loin, ses limites étant bien souvent matérielles:

L'avènement de l'escalade moderne est lié à l'invention de points solides, des cordes synthétiques, les pointes avant...

-Il semble honnête que le fabriquant donne la durée de vie de son matériel.

-Conserver une notion de résistance minimum (mousquetons, matériel d'assurage...)

LES NORMES, UN MAL NESSESSAIRE :

Qu'est-ce qui devrait motiver la normalisation du matériel "d'alpinisme" et surtout son utilisation: les accidents sans doute.

Les défaillances du matériel sont elles si nombreuses pour justifier un tel acharnement ?

Le fait est que les défaillances matérielles sont rares (rupture de corde, même vielle, dans un usage "normal" par exemple)

S'émouvoir d'accidents hypothétiques est déplacé et ne justifie pas, à mon sens l'établissement d'une réglementation contraignante.

En deux mots: pourquoi voir des problèmes là où il n'y en a pas?

(Il ne faut pas oublier que le pratiquant est le premier exposé en cas de défaillance matérielle.)

Quelques pistes :

-« Donner du grain à moudre » :

"Anticiper" la norme , soumettre aux commissions et au législateur les problèmes matériels réels  que les guides ou pratiquants ont pu relever (Résistance mini des mousquetons à 300 kg…).

-Faire admette l'expertise du collège des guides par la "création" d'une commission "d'Observation"  SNGM, UIAA, UIAGM:  (CIA)  ?

Arguments :

Une grande partie du matériel d'alpinisme est créé ou testé par des guides, BE ou amateurs éclairés avant leur commercialisation (ce sont un peu les pilotes d'essais du domaine)

Ce sont également des utilisateurs réguliers et professionnels, aptes à rendre compte de nombreuses situations critiques ou dangereuses (établissement d'un registre C.I.A)

-Question : Nécessité d'une norme pour tout?

Pourquoi ?

Pour "coller" à la législation?

Personne n’est au dessus des lois ?

Une libre utilisation peut se justifier dans bien des cas, c’est d’ailleurs ce qui fait avancer les techniques.(Est-il judicieux de normer quelque chose qui n’a pas de réel impact sur la sécurité, les libertés ou sur l’écologie ?)

-Comment devrait se dérouler l'établissement d'une législation:

Partir d'une réalité de terrain, établie sur l’histoire, des statistiques et des témoignages.

Les lois sont faites pour cadrer des activités après ou durant leur création et leur évolution.

Vouloir appliquer ou adapter une réglementation d'ordre général ou spécifique (industrie) à une activité complètement différente c'est prendre le problème à l'envers.

Le devoir d'information :

UN CAS CONCRET :   Effet pervers d'une norme:

Les mousquetons sont toujours testés selon le petit et le grand axe et doigt ouvert!

Nombreux savent que la résistance effective se situe aux alentours de 300 DaN !! Selon le petit axe « réel ».

Je pense que les fabricants (tous autant qu'ils sont) ont failli à leur devoir d'information et devraient "dépasser" la norme au lieu de se cacher derrière, c’est irresponsable.

Cette norme devrait évoluer et imposer ce devoir d'information au fabricant:

Informer explicitement l'utilisateur sur la "résistance minimum" du mousqueton et dans quelle position.

Attention : il ne s’agit en aucun cas de déclarer les mousquetons dangereux et interdits du jour au lendemain, mais bien d’informer sur des cas critiques.

MAIS QUE FONT ILS ? UN PEU DE MAUVAIS ESPRIT  ?

Pour les mousquetons il ne fait aucun doute que l'un ou l'autre saura, le moment venu, faire imposer sa solution miracle, brevetée et rentable...

Attention: Je ne voudrais pas diaboliser tous les fabricants mais la très fâcheuse tendance de certains à vouloir  imposer leur matériel en induisant une norme et le rendant ainsi incontournable porte atteinte aux libertés et à la concurrence.

Un vieux rêve sans doute : verrouiller le marché et toucher les royalties...

Imposer son matériel parce qu'il est bon: pas de problème.

L'imposer par des moyens détournés plus ou moins tordus c'est condamnable.

CONCLUSION :

Matériel, Norme, réglementation…

Contraintes nécessaires ?

Le « progrès » devrait permettre à l’homme d’aller plus loin et  de faire plus, au lieu de cela

il nous enferme et réduit nos libertés.

A nous d’être vigilants, prendre le bon et rejeter le mauvais.

Il existe un juste milieu entre trop de réglementation ou pas assez, le législateur a vraisemblablement du mal à s’y retrouver, à nous de l’y aider.

Avant on faisait beaucoup de choses avec pas grand-chose, maintenant on ne fait pas grand-chose avec beaucoup de choses…

ski de rando

Ph_ly_mouth_rando_012 L'histoire de la "Rando" ou de la "peau de phoque" a débuté avec les originesdu ski.
Le ski étant avant tout un fabuleux moyen de transport.
Songez au dénivelé et  à la distance parcourue lorsquevous faites du ski alpin en station, on imagine aisément que c'est l'outil idéal pour se déplacer en montagne l'hiver.
Même si le ski est devenu "accessible à tous" avec les remontées mécaniques, les pistes dammées et sécurisées; on est très loin de la montagne sauvage.
Pour celui qui veut bien se laisser séduire, une excursion dans une montagne vierge de tout équipement
c' est  ressentir la puissance des éléments, la rudesse de l' hiver, réaliser nôtre petitesse face à une nature non asservie par l' homme. 
Bien entendu il faut marcher, c'est parfois difficile.
Mais quelle ambiance, quelle satisfaction d' imaginer un itinéraire élégant, de faire sa trace, de passer un col ou gagner un sommet.

Attention:

Historiquement, le ski de rando se pratiquait au printemps, avec des conditions de neige "sures" (fonte l'après midi et regel nocturne)
On appelait d'ailleurs cette activité "ski de printemps"
L'activité se pratique maintenant tout l'hiver avec les risques que celà comporte.
Tant que le manteau neigeux n'a pas ammorcé un processus de fonte qu'un bon regel peut stabiliser, le risque reste présent et difficilement prévisible.


Matériel de rando



Le matériel de sécurité (Indispensable):

-Un A.R.V.A
-Une pelle.
-Une sonde

-Une pharmacie.
-Un moyen d'alerte: Radio / portable.

Il existe aussi: Les Jokers en cas d'Avalanche: (A utiliser éventuellement en plus de l'indispensable triptique ARVA/pelle/sonde)

-L'AVALUNG est un "gilet" à porter par dessus les vétements et qui permet de respirer sous la neige en cas d'ensevelissement.
Le principe fonctionne, le tout est de savoir si dans un cas concret on a le temps de s'en servir . A la différence de l'Air
Bag on a pas de recul suffisant pour établir des statistiques ( Sur les quelques cas d'ensevelissement avec se système, le résultat semble satisfaisant )

-L'AIR BAG ( Assez répendu en suisse et un peu en france dans les milieux professionnels ) Part de l'observation suivante: Dans uneavalanche les grosses "particules" restent en surface de l'écoulement de neige ...
Il se présente sous la forme d'un sac a dos avec des compartiments abritant des ballons qui se gonflent à l'aide d'une poignée d'urgence placée sur la bretelle.
Ce système est de loin le plus efficace, les retours sur des cas de déclenchements réels sont très bons...les inconvénients de ce système c'est le poids et pe prix (aux alentours de 600 euros...)


 
Les skis / deux tendences:

-Privilégiant la skiabilité et l'accroche à la descente (pour une activité plutôt hors pistes et rando occasionelle: ce sont des skis de piste / hors piste plutôt larges mais assez lourds.
Quelques exemples : Atomic sweet daddy (assez léger),c'est le remplaçant du 9-22, assez bien pour la rando  _    Dynastar intuitiv anciennement Vertical 4x4 facile et assez léger   _   Fischer Bigstix 74  bon rapport qualité prix mais un peu lourd pour la rando  _ Bandit xx de Rossignol  Super facile et nerveux : Top ! Par contre trop lourd pour la rando._ Wolkl Snow wolf super ski léger mais...un peu fragile.

-privilégiant la montée: Priorité sur le poids (parfois moins de 1 kg le ski), Il existe toutefois des modèles
assez bons à la descente...A noter le Sintési de SKI TRAB qui allie légerté et skiabilité , un bon compromis piste / rando.
A l'heure actuelle, il existe un modèle assez léger et très performant a la descente, c'est le norbert joss de volkl (mème structure que le snow wolf en moins large et un peu plus léger) mais il est aussi fragile.

L'idéal serait des skis larges, accrocheurs, super légers et robustes...Patience, ça viendra...!

Les fixations / deux tendences également:

-Classiques à plaques (un peu en dessous de 2 kg la paire en moyenne), compatibles avec tous types de chaussures .
Ces fixations sont relativement lourdes
Certains modèles sont particulièrement aboutis.
On peut citer la très aboutie et incontournable Diamir de Fritshi ( 1500 g la paire ) qui est fiable, pratique, qui posséde l'option stop skis.
Elles sont parfaites pour une utilisation mixte piste / hors piste / rando.

-La Dynafit Low Tech(600 g la paire!): Si elle n'existait pas il faudraitl'inventer.
Très fiable et très aboutie elle à néamoins trois points faibles:
     . Incompatibilité avec les chaussures ne possédant pas l'insert spécifique ( Il existe néamoins de plus en plus de modèles compatibles pas forcément de la marque dynafit ).
     . Chaussage demandant une certaine habitude.
      . On ne peut pas passer de la position descente à la position montée sans déchausser.

Il en existe plusieurs déclinaisons: du modèle titane pour la compet' de ski -alpinisme au modèle typé piste avec stop skis et réglage multi-pointures...
 

Les chaussures:

-Les chaussures de ski de piste: à moins de bricolage, elles ne sont pas faites pour ça  et seront très vite inconfortabes à la montée.
Certains rares accros à la descente en utilisent néamoins.

-Les chaussures de rando:
Elle permettent la marche grâce à un colier débrayable et à une semelle type Vibram spatulée.
Il existe de nombreux modèles comfortables mais seuls cerains ont une bonne tenue à la descente, l'idéal c'est de les essayer sur le terrain avant d'acheter...!
A mon avis et étant adepte des Low tech, je trouve dommage d'investir dans une paire incompatible avec cette fixation extaodinaire. On peut citer les marques DYNAFIT/GARMONT/ SCARPA
Qui font plusieurs modèles compatibles

A noter la présence sur le marché des chaussures légères et rapides a manipuler ( un mouvement pour passer de la position montée à la position descente ) . ces Modèles sont directement inspirés des "Bricolages" mis au point pour la compétition de ski-Alpinisme.

Les peaux :

Anciennement peaux de phoque, elles permettent la glisse vers l'avant et la retenue vers l'arrière.
Elles sont autocollantes et sont fixées à l'avant et parfois à l'arrière ( il y a des inconditionnels des deux systèmes )

Si auparavant il existait uniquement deux largeurs et qu'il fallait choisir en fonction de ses skis.

A l'heure actuelle, les peaux sont taillées a la cote des skis, ce qui pose un problème de compatibilité si on a plusieurs paires de skis.
A environ 100 euros la paire de peaux, c'est un peu rude...

Il existe de nombreuses marques plus ou moins sérieuses mais toutes ont eu de petits soucis à un moment ou a un autre:
Problème de colle qui reste sur le ski, usure anormale...
On peut citer : Pomoca, coll tex et (black diamond qui collent très, trop? bien).
là encore chaque marque a ses inconditionnels. Tout ce que je peux dire , c'est que les super peaux d'ya 15 ans , usées j'usqu'à la trame, elles n'existent plus forcément..même si c'est la même marque.
Trois types : Mohair : ( Naturel ) super glisse, plus "fragile"
                     Nylon : Robuste et meilleure retenue...
                     Mixe des deux : performances entre les deux....

L'orientation:

Il faut connaitre tous les moyens classiques d'orientation:
-Avoir la carte au 25 000 ème du secteur de vôtre rando et savoir la lire.
-Une boussole de type plaquette simple, avec miroir, loupe, clinomètre, tire bouchon !!!...(vous savez, les goûts et les couleurs, du moment que vous êtes efficace...)
-Un altimètre: Là par contre, tout ne se vaut pas: Dans les mécaniques on peut citer les bons vieux Thomen fiables et prècis. Dans les électroniques: casio, citisen et sünto proporent des produits plus sophistiquès et plutôt fiables. A noter que certains GPS, en plus de l'altitude donnée par satelite intègrent un altimètre "classique".
Vous pouvez également utiliser le GPS qui est un outil extra mais qui ne dispense pas des moyens classiques d'orientation.Il se justifie surtout en raid (plusieurs jours) ou sur des terrains plats avec peu de points caractéristiques.
-Dans tous les cas, si vous voulez que vôtre GPS soit vraiment un outil efficace il faut impérativement le connaître, c'est pas un "Bidulchosedufondusac" que l'on sort au cas où....
-Pour une efficacité optimum il est indispensable de programmer vos points de passage à l'avance (préparer sérieusementvôtre itinéraire).
-Pour que vôtre programation ne vous prenne pas la journée (bien que certains modèles soient plus conviviaux (joystics...) il est impératif de passer par un logiciel de cartographie, qui est le complément indispensable de vôtre GPS.
Il existe des modèles adaptés, petits et légers a partir de 150 euros environ.

Bonne rando.

canyoning

Cany_gael Encadrement canyons, qui peut vous emmener?

On désigne par canyoning l’activité de descente de ruisseaux plus ou moins encaissés avec plus ou moins de verticales, à l'aide  de techniques empruntées à l’alpinisme et à la Spéléologie.
Activité qui concerne uniquement les B revets d’Etat à corde qui on la "qualification canyon"
Certains canyons ne nécessitent pas ces techniques et il faut appeler ces descentes "randonnées aquatiques" et non pas canyoning
Certains accompagnateur en moyenne montagne en proposent, c'est surtout le cas en Sierra de Guara.
La qualification canyon:
Elle fait partie intégrante du cursus de formation du Guide de Haute montagne depuis 1997. Elle est donc devenue obligatoire et tous les Guides sortis depuis cette date peuvent encadrer en canyon.
Ceux dont le diplôme de guide est antérieur doivent avoir passé la qualification canyon pour avoir le droit d'exercer en canyon. Il en est de même pour les BE Spéléo et les BE escalade. 


technique canyon

-Attention: même si le canyoning est une activité relativement accessible, c'est très certainement une des discipline les plus dangereuses qui soit.
-La plupart des "canyoneurs" ne maîtrisent pas les techniques qui permettent une pratique en sécurité.
-Le canyoning est l'activité où l'on rencontre le plus de manoeuvres de cordes spécifiques, issues de la spéléo et de l'alpinisme.


Le pratiquant et les populations à risque:

Tout d'abord je ne veux en aucun cas me placer en donneur de leçons, tout ce que je peux dire vient d'expériences vécues (parfois personnellement), à chacun d'en tirer parti en respectant un principe simple souvent oublié du "français moyen dont je fais partie": On a toujours à apprendre et en particulier des autres.
-Toujours écouter les remarques des autres sans à priori (difficile exercice). Le guide apprend au client et le client apprend au guide.
Il faut néanmoins rester critique sur des infos venant de personnes que l'on ne connaît pas et qui peuvent parfois se révéler erronées ou incomplètes, certaines choses étant très subjectives.
Par exemple, à une question sur la qualité de l'équipement d'un canyon on préférera une réponse précise : "les rappels se font partout sur doubles scellements inox, sauf la grande cascade de 60 ...etc..." à un vague: "l'équipement? c'est tout bon!"
Ainsi, si vous voulez vous assurer du sérieux d'une information, il suffit de poser des questions précises et techniques qui vous permettront de vous faire une opinion.

-Tous ceux qui "savent un peu" et pratiquent une activité dans un autre domaine prennent souvent des risques car ils transposent ce qu'ils savent en canyon... C'est souvent le cas des grimpeurs qui ont une connaissance limitée des manoeuvres de cordes et du milieu aquatique. (Expérience vécue).



En canyon il existe des règles spécifiques au milieu, en voici quelques unes:

-Toujours se renseigner sur les risques de crues.
-Bien être conscient qu'il y a une énorme différence entre les techniquesd'encadrement de groupes et celles pratiquées par une équipe entraînée.
-Systématiser l'emploi de systèmes débrayables.
-Utiliser les signes conventionnels pour communiquer et palier au problème du bruit de l'eau.
-Gérer les frottements de la corde (les spéléo savent de quoi je parle).
-Éviter les zones dangereuses (siphons, vasques tournantes, drossages...)
-Ne jamais courir (les entorses sont fréquentes en canyon).
-Ne jamais tenter un saut sans qu'un coéquipier n'aie sondé auparavant.
-Emporter tout le matériel pour le canyon envisagé.
-Avoir un vrai couteau (type poignard de plongée) sous la main (pas dans le sac).

ILS SONT PARTOUT!!!



Jura, Savoie, Haute Savoie, Oisans, Alpes du sud, Provence, pyrénées, suisse, italie...

Alpinisme

Fn_tour_ronde_030_2 L'Alpinisme c'est la découverte de la haute montagne, univers minéral et sauvage, toujours aussi fascinant.
Du débutant à l'alpiniste confirmé,Je vous propose un programme à la carte:
-Balades sur glacier pour les randonneurs.
-Ecoles de glace et neige pour ceux qui veulent apprendre et aller vers l'autonomie.
-Courses à l'engagement depuis l'initiation jusqu'aux sommets prestigieux: Mont Blanc, Cervin, Meige...


Les goulottes :

Ce sont des lignes de faiblesse où la neige s’écoulecomme de l’eau .
Ce ne sont pas forcément des couloirs propices aux avalanches puisque la neige ne s’accumule pas.
Cette neige durcie tapisse plus ou moins le fond de ces « couloirs» où la glace se forme ensuite par l’action du gel/dégel
Parfois évidentes, ces lignes attirent le regard du glacieriste; parfois discrètes au contraire, elles se devinent, se découvrent, elles en sont alors d'autant plus excitantes.
Quelques Exemples de belles goulottes: La Gabarrou au Chardonnet...PetitViking , Madness à Argentière ...La Colton, la Jackson, le Lagarde aux Droites...Le Supercouloir au Tacul...La Mc Intyre aux Jorasses...LaGoulotte Grassi à Ailefroide...La Raie des fesses au pic sans nom....

Du mixte au Dry Tooling (outil sec) :

Neige, glace, rocher, l'alpiniste côtoie ses trois éléments.
Très souvent, lors d'une course en montagne, on passe de la neigeau rocher, à la glace...
La notion de mixte moderne ou (Dry Tooling) prend tout son sens lorsque le grimpeur, utilisant le matériel de glace, passe d’un élément à l’autre dans une même longueur.
Exemple de belles courses Mixtes classiques (suivant les conditions) : Arête de Flèche Rousse en Hiver (Aiguille d’Argentière), Arête de l’Inominata, Arête sud de l’aiguille des Glaciers, Traversée Sache-Pourri (Vanoise)...

Le Rocher :

Même si je n’aime pas beaucoup ça, on peut s’amuser à « classer » l’escalade rocheuse en différentes catégories :

-Les voies en falaise (Milieu n’ayant pas un caractère haute montagne, l’escalade se faisant en chaussons)

-La « couenne » : voies d’une longueur en écoled’escalade.
-Les grandes voies en falaise équipées, exemple : Verdon, Presles...
-Les grandes voies en falaise plus ou moins équipées ( pose de coinceurs, pitons, escalade artificielle ) Presles, Chartreuse...
-Les grandes voies d’Artif pur, très intéressantes mais aussi très éloignées de l’escalade sportive. Elles demandent beaucoup de matériel et impliquent une certaine lenteur.(Verdon, Yosemite)

-Les voies en Montagne (Voies ayant un caractère alpin, l’escalade se faisant en « grosses chaussures » ou en chaussons )

-La « couenne » d’altitude, exemple : Voies de une à trois longueurs aux abords des refuges, équipées pour finir une journée.(pas de prétention montagne).
-Les grandes voies « modernes », équipées: Dibona (oisans), Envers des aiguilles (Mont Blanc), paroi de Bazel, (Vanoise).
-Les grandes voies modernes souvent équipées dans les zones de dalles, vierges dans les zones de fissures.
Elles demandent parfois un important matériel.(Voies Piola).
-Les vieilles voies « en grosses », souvent les voies normales. ( Grépon mer de glace, Dent du Géant, traversée de l’aiguille de la Vanoise... ) Il est souvent utile de prévoir les chaussons,le 5sup d’époque étant parfois un peu rude...

En montagne tout est affaire de conditions.
Les difficultés notées dans les topos-guides sont indiquées pour des conditions normales.
Sachez qu’une course peut devenir facile, difficile, dangereuse ouimpossible selon les conditions de gel par exemple.